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Campagne de fouilles à Koumbi Saleh
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Campagne de fouilles à Koumbi Saleh
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Koumbi Saleh est située approximativement par 15°40’ Nord et 8°5 Ouest, à quelque 330 km. au Nord de Bamako, 95 km. à l’Ouest-Nord-Ouest de Nara et 70 km. Sud Sud-Est de Timbédra, selon la carte de reconnaissance au 1/500 000e du Service Géographique.
On y parvient par Nara en passant par Karounga et Koumbi Dioufi.
La piste est sableuse et mauvaise pendant les premiers kilomètres après Nara et, entre Karounga et Koumbi Dioufi, il faut franchir plusieurs hautes dunes fixées. Entre Koumbi Saleh et Timbédra, la piste est mauvaise surtout aux approches de Timbédra. C’est cette piste Nara-Timbedra qui assure pendant l’hivernage la liaison entre Nara et Néma, la route directe par le puits de Niout étant, alors par endroits trop boueuse.
Koumbi Saleh, depuis la rectification de frontière de 1944 entre le Soudan et la Mauritanie, se trouve en Mauritanie et dépend du Cercle d’Aïoun el Atrouss (subdivision de Timbédra). La frontière du Soudan, fixée maintenant au 15030’ Nord dans la région, passe à quelque 20 km. du Sud, vers Koumbi Dioufi.

Le site de Koumbi Saleh. Description de la ville.

Les ruines s’élèvent en plein Sahel dans le Hodh, assez au Sud de l’Aouker, dont les grandes dunes ne commencent qu’à 100 km. au Nord. Ici, plus de dunes vives, mais des dunes fixées couvertes de graminées et d’épineux qui prennent parfois, comme c’est le cas près des mares, la proportion de grands arbres.
Quelques baobabs des schistes quasi-horizontaux affleurent sur de grandes étendues tout autour, formant un relief très mou avec vallonnements à très grand rayon de courbure et des dépressions retenant les eaux d’hivernage. De nombreuses mares parsèment le pays (Koumbi, Sokobi, Fany, Zegha, Bou Hofra, etc...). Tout ce système s’écoule par une très faible pente vers le Nord.

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Fig. 1. — Plan de Koumbi Saleh

La région est un terrain de parcours de nomades et l’habitat des sédentaires ne commence qu’à quelques kilomètres au Sud. Nous reviendrons d’ailleurs sur ces points. La ville (fig. 1) était bâtie sur une butte dont le sommet est à 15 m. environ au-dessus du niveau des sols marécageux voisins [1] et qui devrait être beaucoup plus basse au moment de la construction : ce sont les ruines accumulées qui lui donnent sa hauteur actuelle.


[1] Et non à 70-80 m. comme le prétendait Bonnel de Mézières (1920, p. 238). L’alti­tude de Koumbi Saleh d’après URVOV, Y. (Les bassins du Niger, Paris, Larose,942, Croquis hypsométrique, hors texte), serait de 266 m.




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